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  • Création : 09/04/2011 à 09:22
  • Mise à jour : 17/01/2012 à 09:41
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Ève était belle. Ève était vraiment belle. Un visage orner de boucle ébène. Un minois colorés d'yeux céruléens. Ève avait les lèvres pulpeuses et Ève dopait ses cils au mascara trop noir. Elle était attentive, avec le sourire mielleux. Ève était une provocatrice, amatrice du pourpre, du rouge et des robes couleur vermeils. Ève aimait ça, l'écarlate. Elle restait là, figer et infliger part les plaies que lui occasionnait son mec. Elle les cherchait. Elle cherchait cette douleur là. Elle voulait – parce qu'Ève est audacieuse – se prendre les images du passé en pleine gueule. Elle ne crachait jamais sur un peu de pourpre en plus. Un intérêt personnel pour la misanthropie et la dépense de l'argent des autres. Ève était délicate mais rebelle, elle n'avait pas pour habitude de faire les choses bien. C'était soit trop, soit pas assez. Une silhouette bien gardé d'un être malléable et influençable, « seulement par jeux » aimait-elle se répéter. Ève savait berner, et Ève s'amusait souvent avec le feu. Elle encaissait son coté masochiste, doloriste avec philosophie. Elle sentait l'encens, peut-être par principe. Elle rêvait peu et marchait vite. Elle parlait de ses problèmes sans trop d'attache d'un air indifférent. Mais parfois, sous ses faux semblants, Ève se sentait fragile et corrompue. Elle appréciait la musique, surtout la musique des défaitistes. Elle riait souvent. Trop souvent. Elle avait renié sa paire de lunette, là remplaçant sans trop d'égale avec un pendentif à la couleur d'argent et la forme d'une croix, par opposition la jeune femme était aussi athée que les jeunes d'aujourd'hui. Elle souriait peu, mais souriait bien. Elle n'avait jamais rongé ses ongles, même dans les pires situations. Ève c'était aussi une dépravée qui cachait bien son jeu. Loin de sa famille, recluse sur ses idéaux. Elle donnait souvent l'impression d'arpenter les vies, rongeant les âmes en perdition pour disparaître en laissant les traces de son passage dans le c½ur de ses victimes.
 
 

Lugan était un radin. Lugan possédait l'argent qu'il fallait pour vivre dans l'aisance. Les yeux verdâtres et les cheveux mal peigner. Il faisait bien son âge, la trentaine, moins cinq année. Lugan savait être gentleman, surtout pour ramener ses poupées de porcelaine dans son plumard. Il s'imposait certaines règles, comme l'interdiction de coucher deux soirs de suite avec la même femme. Il carburait aux filles pour oublier celle qu'il aimait vraiment. Il aimait passer un temps considérable dans des bains d'eau chaude, jusqu'à se que son index devienne aussi friper qu'un pruneau. Lugan était un gueulard obséder par le pouvoir. C'était un conformiste posé sur un pied d'Estal. Lugan était placide et maladif de l'autorité. Le temps le rendait morose. Il était grand avec la démarche rêche et le visage enfantin ronger parfois par la vieille barbe matinale. Il était un peu dyslexique et pas mal astigmate, mais il savait le planquer. Il ne sortait plus sans une deuxième paire de lacets. Lugan était un homme charismatique avec beaucoup d'accroche. Il savait déshabiller du regard et abuser de ses attraits. Une fois trahis, il n'était pas du genre à rester confiant, peut-être un peu parano. Lugan n'écoutait jamais les conseils sur la façon de bien mener ça vie. Il s'affirmait allergique aux antibiotique et nourrissait la hantise des médecins. Il savait faire chavirer les c½urs, mais pas toujours les bons. Lugan aimait la course, mais il n'était pas le type à courir tous les matins, il préférait boire son café et se dégourdir les jambes quand l'envie l'en prenait. Lugan avait la bonne haleine, à la bonne heure. C'était un fin vétéran des beaux discours. Il était bon conteur et bon menteur aussi. Lugan se répétait sans cesse que c'était une question de vie ou de mort. Soit tu baisais la vie, soit elle te baisait. 
 
 
 
 

 



Aaron était un indiffèrent jusqu'au bout des ongles. Il ne vivait plus, il subissait. Aaron était un possessif à la tendance du jaloux. Aaron était un canon, de son look bohème et tangible, il avait la démarche nonchalante qui avait le don de faires craquer les jolies femmes. Mais il était désintéressé. Il avait cessé de faire l'amour, et n'offrait plus que la baise dans ses jours de généreux. Aaron avait renié de nombreuses parties de lui même. Il était buveur affirmer et fumeur assumer. Aaron était un connaisseur. Rattacher à ses gargotes poussiéreuses. Il y errait souvent la nuit, par temps d'hivers. Il papillonnait parfois de droite à gauche, il savait aussi être romantique, quand ça l'arrangeait. C'était le genre de truc qui lui enfonçait de jolis clous dans le c½ur. Payer ses prêts le rendait nerveux. Aaron avait aussi vendu son âme au diable par genèse. Il se considérait toujours comme un brouillon. Fils unique et vagabond, il n'avait pas le bon sens du ter à ter. Il aimait l'odeur de l'essence, à l'inverse il ne savait pas conduire. Il ne sortait jamais sans deux, trois sous, pour se donner la contenance suffisante, mais il ne trompait personne. Il était indépendant et gravement solitaire. Aaron était un écrivain à ses heures perdues et savait jouer quelques accords de guitare. Il était bon artiste et bon danseur. Il ne cherchait pas les gens, c'était les femmes qui lui courraient après. Parce qu'Aaron n'avait qu'une belle gueule et des yeux trop gris, avec le corps grand et le c½ur étroit. Il savait toujours appuyer là ou sa faisait mal, il avait la carapace dur et le souvenir aussi. Il avait le tatouage là où il fallait, à droite du bas ventre. Il savait éviter le futur, vivant au jour le jour. Aaron avait longuement couru après la mort, le voilà à attendre que celle-ci vienne le chercher.
 
 

Cassandra était une égoïste, égocentrique avec l'égo implanter dans ses trippes. Elle était fêtarde et parfois allumeuse, avec le sourire facile et l'entrejambe aussi. Parce que sous ses airs de garce, Cassandra avait le regard insalubre mais rarement fuyant. Elle n'aimait pas la couleur des pralines, et se refusait à les avaler, « Reflétant de trop près l'intérieur de son c½ur » disait-elle, un enrobage de rose trop rose soigneusement fourré d'amande. Elle était individualiste, et sauverait sa peau coûte que coûte. Elle aimait les jolies choses. Cassandra raffolait des chaussures. C'était une accro des grandes halles et foirails du samedi. Elle se passionnait pour les escarpins. Elle vivait pour le bruit de ses talons sur le carrelage. Cassandra s'enjôlais des parfums pour hommes et des bijoux trop chers. Elle savait maquiller ses traits d'une manière bien à elle. C'était une blonde élégante, une blonde aux jambes souvent découverte. De ses yeux bien noirs et fiers, elle observait. Elle revendiquait sa sexualité et sa langue de vipère comme des éléments fondamentaux de sa petite personne. Elle n'aimait pas les gens, elle détestait encore plus les roux. Cassandra était une capricieuse, et Cassandra arrivait toujours à ses fins. Elle jouissait du malheur des autres, ne faisant jamais faute de mauvais goûts. Elle était méfiante et ne s'accrochait qu'à ses propres phalanges. Il suffisait de creuser un peux pour tomber nez à nez avec sa répulsions envers les non-voyants et les pauvres. Elle était victime d'achluophobie et s'affirmait claustrophobe confirmé. Elle suivait les choses cadrés et rédigés. Elle avait cacher sa tache de naissance rougeâtre loger dans son cou dès ses seize ans avec un fond de teint trop clair. Cassandra était presque maniaque. Et la demoiselle avait envoyé petre son exécrable psychologue, pour abuser à nouveau de ses sessions shoppings comme bon lui semblait. A force de bouffer ses propres démon comme la salive suçote les pastilles de menthes, Cassandra pouvait se droguer sans passé par l'éroïne.      
 
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#Posté le mardi 03 mai 2011 11:42

Modifié le mercredi 04 mai 2011 04:57

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